L’artérite touche les artères et peut modifier le quotidien autant que le pronostic. Beaucoup confondent cette maladie avec une simple douleur aux jambes, alors qu’elle révèle souvent un risque cardiovasculaire global. Comprendre l’espérance de vie avec une artérite, ses facteurs d’influence et les leviers d’action aide à reprendre la main. Des changements ciblés, associés à un suivi régulier, améliorent nettement la qualité de vie et les perspectives à long terme.
💡 À retenir
- 70% des patients avec AOMI ont une espérance de vie réduite si non traités
- Facteurs de risque : diabète, hypertension, tabagisme
- Études montrent que des changements de mode de vie peuvent améliorer l’espérance de vie
Qu’est-ce que l’artérite ?
Le terme artérite désigne une inflammation ou un rétrécissement des artères. Dans le langage courant, il renvoie le plus souvent à l’artériopathie oblitérante des membres inferieurs, une maladie des artères des jambes liée aux dépôts de cholestérol. Cette forme, fréquente après 55 ans, entraîne une diminution de l’apport sanguin musculaire à l’effort, puis parfois au repos.
Il existe aussi des artérites dites inflammatoires, plus rares, qui touchent des artères de moyen et gros calibre. Elles obéissent à d’autres mécanismes et n’ont pas les mêmes conséquences ni les mêmes traitements. L’espérance de vie avec une artérite dépend donc d’abord du type d’atteinte en cause.
Définition et causes de l’artérite
L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs, ou AOMI, résulte surtout de l’athérosclérose. Des plaques se forment sur la paroi des artères et réduisent progressivement le diamètre du vaisseau. Le flux sanguin baisse, ce qui gêne l’oxygénation des muscles et de la peau. Le risque n’est pas seulement local, car ces plaques existent souvent ailleurs dans l’organisme, notamment au niveau du cœur et du cerveau.
Les artérites inflammatoires sont d’une autre nature. L’artérite à cellules géantes touche surtout les sujets de plus de 50 ans, avec des maux de tête, une sensibilité du cuir chevelu et parfois une baisse de vision. L’artérite de Takayasu concerne plutôt l’adulte jeune, avec des symptômes liés aux artères de l’aorte et de ses branches. Elles sont liées à une réaction immunitaire anormale contre la paroi des artères.
Symptômes et diagnostic
Dans l’AOMI, le signe typique est la claudication intermittente. La douleur apparaît dans le mollet ou la cuisse lors de la marche et cède au repos. À un stade plus avancé, des douleurs nocturnes au pied, des plaies qui cicatrisent mal ou des orteils froids peuvent survenir. Le diagnostic s’appuie sur l’examen clinique, l’indice de pression cheville-bras, l’écho-Doppler et parfois l’angioscanner.
Pour les artérites inflammatoires, les maux de tête, la douleur à la mâchoire à la mastication, la fièvre ou la fatigue orientent. Les examens biologiques montrent souvent une inflammation. Une imagerie des vaisseaux et, pour l’artérite à cellules géantes, une biopsie de l’artère temporale peuvent être nécessaires pour confirmer.
Traitements disponibles
Le traitement de l’AOMI combine médicaments et hygiène de vie. Des antiagrégants plaquettaires et des statines réduisent les risques cardiovasculaires. Un programme de marche régulière améliore la distance de marche. En cas d’artère très rétrécie, une angioplastie ou un pontage peut rétablir le flux sanguin.
Les artérites inflammatoires répondent surtout aux corticoïdes, parfois associés à des biothérapies. Une prise en charge rapide stabilise l’inflammation et protège des complications oculaires ou aortiques. Dans tous les cas, l’éducation thérapeutique, l’arrêt du tabac et le contrôle des facteurs de risque restent essentiels pour le pronostic et l’espérance de vie avec une artérite.
Impact de l’artérite sur l’espérance de vie

L’AOMI est bien plus qu’un problème de jambes. Elle signe la présence d’athérosclérose diffuse, donc un risque accru d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral. Sans traitement, la mortalité cardiovasculaire augmente nettement. Des données concordantes montrent que 70% des patients avec AOMI non traitée voient leur espérance de vie se réduire, souvent par un événement cardiaque ou cérébral évitable.
À l’inverse, un suivi structuré avec médicaments, marche encadrée et contrôle des facteurs de risque améliore la distance de marche et diminue les événements cardiovasculaires. L’espérance de vie avec une artérite s’en trouve prolongée, surtout lorsque le diagnostic est posé tôt. Les complications locales, comme les plaies ou l’ischémie critique, pèsent aussi sur le pronostic si elles ne sont pas prises en charge rapidement.
Qualité de vie et complications
La douleur à la marche réduit les activités, isole socialement et altère le moral. Le cercle vicieux manque d’activité, prise de poids et sédentarité aggrave la maladie. Chez certains patients, des ulcères de jambe ou d’orteil entraînent des douleurs chroniques, des infections et parfois des amputations. Les artérites inflammatoires menacent la vision et l’aorte, ce qui impose un traitement rapide pour préserver la qualité de vie au quotidien.
Exemple concret. Jean, 67 ans, fumait un paquet par jour depuis 30 ans. Après un premier bilan pour douleurs de mollet, il a arrêté la cigarette, démarré un programme de marche et pris son traitement quotidien. En six mois, sa distance de marche a doublé et sa tension ainsi que son cholestérol sont revenus dans les clous. Son cardiologue estime que ses risques ont fortement baissé, ce qui change sa trajectoire d’espérance de vie avec une artérite.
Facteurs influençant l’espérance de vie
Trois éléments dominent le pronostic de l’AOMI et des artérites inflammatoires. La sévérité de l’atteinte artérielle initiale, le contrôle des facteurs de risque et l’adhésion au suivi. Certaines caractéristiques non modifiables, comme l’âge ou les antécédents familiaux, interviennent, mais c’est surtout la maîtrise des facteurs modifiables qui pèse sur la balance.
Les principaux facteurs de risque sont le diabète, l’hypertension et le tabagisme. Le diabète altère les vaisseaux et aggrave les plaies du pied. Le tabac accélère l’athérosclérose et réduit l’efficacité des traitements. La pression artérielle élevée fatigue les artères et le cœur. À cela s’ajoutent le cholestérol élevé, la sédentarité et l’insuffisance rénale, qui augmentent le risque d’événements cardiovasculaires et diminuent l’espérance de vie avec une artérite.
Exemples concrets
Lucie, 58 ans, a une AOMI débutante et un cholestérol élevé, mais elle marche 40 minutes cinq fois par semaine et suit une alimentation de type méditerranéenne. Son IPS s’améliore, elle n’a plus de douleurs à la marche et son équipe médicale prévoit une bonne stabilisation à long terme.
Marc, 72 ans, a une AOMI sévère, fume encore, et son diabète est mal équilibré. Il a présenté une plaie de pied lente à cicatriser, source d’hospitalisation. Après un sevrage tabagique et une revascularisation, il a débuté la rééducation à la marche. La reprise des activités quotidiennes et la baisse de son HbA1c changent nettement sa trajectoire d’espérance de vie avec une artérite.
Marqueurs à surveiller
Certains indicateurs simples aident à suivre le pronostic. L’indice cheville-bras bas ou en baisse, la persistance de douleurs au repos, la survenue de plaies et un contrôle insuffisant de la tension ou de la glycémie alertent sur un risque accru. En cas d’artérite inflammatoire, un suivi de l’inflammation, un contrôle ophtalmologique et une surveillance de l’aorte sont essentiels pour éviter les complications tardives.
Stratégies pour améliorer la qualité de vie
La bonne nouvelle, c’est que des actions ciblées améliorent rapidement le quotidien et les perspectives à long terme. L’objectif est double. Soulager les symptômes et réduire le risque cardiovasculaire global. De nombreuses études confirment qu’un changement de mode de vie associé aux traitements standard prolonge l’espérance de vie avec une artérite et diminue les hospitalisations.
Deux leviers font la différence au quotidien. L’activité physique structurée et l’optimisation du traitement. À cela s’ajoutent l’alimentation, le sommeil, la gestion du stress et une surveillance régulière qui permettent d’ancrer les résultats dans le temps.