Voir son cœur qui bat à 40 pulsations peut faire peur. Parfois, c’est une adaptation normale du corps, chez un sportif entraîné ou la nuit. D’autres fois, un rythme aussi lent signale une bradycardie qui nécessite un avis médical, surtout si des symptômes apparaissent. Ce guide clair vous aide à comprendre ce qui est normal, ce qui ne l’est pas, et les bons réflexes à adopter.
💡 À retenir
- À 40 bpm, il s’agit d’une bradycardie. Elle peut être normale chez un sportif au repos, mais inquiétante si des symptômes apparaissent: consultez rapidement.
- Un cœur au repos peut battre entre 60 et 100 pulsations par minute.
- La bradycardie est définie comme un rythme cardiaque inférieur à 60 bpm.
- Dans certains cas, la bradycardie n’est pas inquiétante mais peut nécessiter une surveillance médicale.
Qu’est-ce qu’un cœur qui bat à 40 pulsations ?
Un rythme cardiaque au repos normal se situe entre 60 à 100 bpm. En dessous, on parle de bradycardie. Un cœur qui bat à 40 pulsations entre dans cette catégorie. Selon le contexte, ce chiffre peut être une variante de la normale, ou le signe d’un trouble de l’activation électrique du cœur.
Chez un sportif d’endurance, un cœur qui bat à 40 pulsations peut traduire une excellente adaptation à l’effort, avec un volume d’éjection plus important et un tonus vagal élevé. Pendant le sommeil, le rythme peut aussi ralentir temporairement sans conséquence. À l’inverse, chez une personne sédentaire ou si ce rythme s’accompagne de malaise, il faut rechercher une cause. La bradycardie se définit par un rythme inférieur à 60 bpm, mais c’est la présence de symptômes qui oriente l’urgence.
Définition de la bradycardie
La bradycardie correspond à un rythme lent issu du système électrique cardiaque. Elle peut être dite sinusale lorsque l’impulsion naît normalement mais plus lentement, ou liée à un trouble de conduction comme un bloc entre les oreillettes et les ventricules. On distingue des formes physiologiques, fréquentes chez les sportifs, et des formes pathologiques, plus souvent symptomatiques.
Un cœur qui bat à 40 pulsations peut donc être totalement bien toléré chez un sujet jeune entraîné, et problématique s’il s’accompagne d’étourdissements, d’intolérance à l’effort, ou s’il survient chez une personne âgée avec maladie cardiaque.
Tests et diagnostics
La première étape consiste à vérifier la mesure. Comptez votre pouls au poignet ou au cou pendant 30 secondes et multipliez par deux. Une montre connectée peut aider, mais l’électrocardiogramme reste la référence pour confirmer une bradycardie et identifier son mécanisme.
- Électrocardiogramme au repos pour analyser le rythme et la conduction.
- Holter sur 24 à 72 heures ou enregistreur d’événements pour capturer les ralentissements intermittents.
- Bilan sanguin ciblé: électrolytes, fonction rénale, TSH pour dépister une hypothyroïdie.
- Échocardiographie en cas de suspicion de maladie structurelle et, si besoin, test d’effort ou étude du sommeil.
Les symptômes de la bradycardie
Beaucoup de personnes ne ressentent rien. L’absence de gêne est fréquente chez les sportifs ou la nuit. Le signal d’alerte survient lorsque le cerveau, les muscles ou les organes sont moins bien perfusés. Un cœur qui bat à 40 pulsations peut alors provoquer une fatigue inhabituelle, un manque d’énergie ou une sensation de tête légère.
Certains signes nécessitent un avis rapide, surtout s’ils apparaissent de façon soudaine, au repos, ou à l’effort. Ils peuvent traduire un trouble de conduction plus sérieux ou une cause réversible à traiter sans tarder.
- Syncope ou impression de perte imminente de connaissance.
- Vertiges, étourdissements, troubles de la vision.
- Essoufflement, intolérance à l’effort, fatigue marquée.
- Douleur thoracique, oppression, palpitations irrégulières.
- Confusion, ralentissement mental, peau froide et moite.
Si vous notez l’un de ces symptômes avec un cœur qui bat à 40 pulsations, réduisez les efforts physiques, asseyez-vous ou allongez-vous, hydratez-vous, puis contactez un professionnel de santé. En cas de gêne sévère, mieux vaut appeler les secours.
Causes possibles d’un faible rythme cardiaque

Un cœur qui bat à 40 pulsations peut avoir des causes bénignes ou plus sérieuses. Les causes physiologiques surviennent souvent au repos, pendant le sommeil, chez les personnes entraînées, ou lors d’une forte relaxation du système nerveux parasympathique. Le rythme remonte ensuite normalement à l’effort.
D’autres causes sont médicamenteuses. Certains traitements ralentissent volontairement le cœur pour le protéger, mais peuvent parfois être trop dosés. On pense aux bêtabloquants, à certains inhibiteurs calciques bradycardisants, à la digoxine ou à certains anti-arythmiques. La bradycardie peut aussi suivre une intoxication, volontaire ou accidentelle.
Des causes métaboliques et systémiques existent: hypothyroïdie, hyperkaliémie, hypothermie, dénutrition sévère, infection aiguë, apnée du sommeil. Des maladies du système électrique comme la dysfonction du sinus ou les blocs auriculo-ventriculaires provoquent des ralentissements parfois importants, surtout avec l’âge ou après un infarctus.
Enfin, des inflammations du muscle cardiaque, certaines maladies auto-immunes, la maladie de Lyme ou des chirurgies cardiaques antérieures peuvent endommager la conduction. Dans ces cas, l’évaluation par un cardiologue s’impose pour statuer sur la conduite à tenir.
Facteurs de risque
Certains profils sont plus exposés à développer un cœur qui bat à 40 pulsations, de manière transitoire ou persistante. Les connaître aide à mieux cibler la surveillance et à discuter d’un bilan.
- Âge avancé, antécédents d’infarctus ou de maladie du muscle cardiaque.
- Prise de traitements bradycardisants comme les bêtabloquants ou la digoxine.
- Sports d’endurance intensifs et prolongés, tonus vagal élevé.
- Apnée du sommeil, obésité, diabète.
- Troubles électrolytiques, hypothyroïdie, hypothermie.
Options de traitement
La prise en charge dépend de la cause et des symptômes. Si la bradycardie est bien tolérée et physiologique, aucun traitement n’est nécessaire. On conseille simplement une surveillance et des contrôles réguliers. Si un médicament est en cause, un ajustement de dose ou un changement de molécule peut suffire, après avis médical.
Lorsque la cause est réversible, son traitement corrige souvent le rythme. Traiter une hypothyroïdie, rééquilibrer un potassium élevé, gérer une infection ou une déshydratation peut normaliser la fréquence. En cas de bradycardie symptomatique liée à un trouble de conduction confirmé, la pose d’un pacemaker peut être proposée pour stabiliser durablement le rythme.
Conseils pratiques en attendant l’avis médical:
- Réduisez les efforts intenses et évitez les situations à risque de chute si des étourdissements surviennent.
- Mesurez votre pouls au calme, deux à trois fois par jour, et notez vos symptômes associés.
- Rassemblez la liste de vos médicaments et compléments pour la consultation.
- Évitez l’alcool excessif et les substances qui peuvent ralentir davantage le cœur sans prescription.
Quand s’inquiéter ?
Un cœur qui bat à 40 pulsations n’est pas toujours alarmant. Si vous êtes sportif, sans symptôme, avec une montée normale du rythme à l’effort, la situation peut être simplement surveillée. En revanche, un rythme aussi bas qui persiste à l’éveil ou s’accompagne de malaise impose un avis médical. Le contexte compte aussi: début récent, modification de traitement, infection en cours, ou antécédents cardiaques.
Consultez en urgence si vous présentez l’un des signes suivants, seul ou associé à un cœur qui bat à 40 pulsations: