Comment j’ai guéri de la maladie de crohn : mon parcours

Par Baptiste Morin

Publié le 15/01/2026

Comment j'ai guéri de la maladie de crohn : mon parcours

Vivre avec Crohn bouleverse une vie entière, mais on peut reprendre la main. Mon parcours n’a rien d’une solution miracle, plutôt une série d’ajustements concrets qui m’ont mené vers une rémission solide. J’explique ici comment j’ai guéri de la maladie de Crohn au sens où j’ai retrouvé une vie pleine et active, sans symptômes invalidants, grâce à une alimentation structurée, un suivi médical régulier et un vrai travail sur l’hygiène de vie.

💡 À retenir

  • J’ai atteint une rémission durable grâce à une alimentation anti-inflammatoire, un suivi médical régulier et une hygiène de vie stable, ajustés progressivement à mes symptômes.
  • Environ 100 000 personnes en France vivent avec la maladie de Crohn.
  • Des études montrent que 70% des patients peuvent améliorer leur état par des changements alimentaires.
  • L’impact psychologique de la maladie sur la qualité de vie des patients.

Mon histoire avec la maladie de Crohn

La maladie de Crohn est une inflammation chronique du tube digestif qui peut toucher de la bouche à l’anus. Elle évolue par poussées et rémissions, avec des symptômes variables d’une personne à l’autre. On parlait souvent autour de moi de ce diagnostic comme d’une fatalité. Je préfère désormais le voir comme un terrain sensible qui demande des règles du jeu claires.

En France, on estime qu’environ 100 000 personnes vivent avec Crohn. Au-delà des douleurs et de la fatigue, l’impact psychologique est réel. On renonce à des sorties, on redoute les transports, on s’isole parfois. Quand j’écris j’ai guéri de la maladie de Crohn, je veux dire que j’ai atteint une rémission clinique et biologique stable, avec un quotidien redevenu prévisible, et non une disparition définitive de la maladie.

Les symptômes que j’ai rencontrés

Tout a commencé par des douleurs abdominales serrées, une alternance diarrhée-constipation et une fatigue écrasante. J’avais aussi des aphtes à répétition et une perte d’appétit. Les matins étaient les pires, avec l’impression de courir après mon énergie. Un jour sur deux, je devais réorganiser mon agenda autour des toilettes, ce qui pesait lourd sur mon moral et mes relations.

Sur le plan émotionnel, chaque repas apportait une part d’angoisse. Vais-je le payer cet après-midi ? Cette vigilance permanente épuise. J’ai compris que la gestion du stress serait aussi importante que le contenu de mon assiette.

Mon diagnostic

Le diagnostic s’est construit pas à pas avec mon gastroentérologue. Analyses sanguines, calprotectine fécale, coloscopie avec biopsies, imagerie. Rien de très glamour, mais nécessaire pour comprendre l’étendue des lésions. L’objectif était double : confirmer la maladie et évaluer l’activité inflammatoire pour choisir le traitement adapté.

J’ai été traité au départ par une association de médicaments pour calmer l’inflammation, puis nous avons ajusté la posologie au fil des mois. C’est dans cette période que j’ai commencé à tenir un journal alimentaire et symptomatique, qui deviendra la boussole de ma progression.

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Les changements qui ont fait la différence

Il n’y a pas eu de virage spectaculaire en une semaine. La bascule s’est faite en additionnant les petits changements qui tiennent dans la durée. Medicaments au long cours, rééquilibrage alimentaire, sommeil régulier, gestion du stress, activité physique douce. La cohérence de l’ensemble a soutenu la cicatrisation intestinale et la stabilité.

Des données récentes montrent que jusqu’à 70% des patients peuvent améliorer significativement leurs symptômes par des ajustements alimentaires, surtout quand ils sont personnalisés. C’est exactement ce que j’ai vécu. Si je dis aujourd’hui j’ai guéri de la maladie de Crohn, c’est parce que j’ai identifié mes déclencheurs et construit une routine qui transforme le terrain plutôt que de ne viser que la crise.

Alimentation : ce qui a changé

J’ai d’abord opté pour une phase de simplification, puis une réintroduction lente. Le but n’était pas de manger « parfait », mais de réduire l’inflammation, soutenir la digestion et stabiliser mon énergie. Mon trio gagnant : aliments bruts, cuisson douce, portions raisonnables. J’ai aussi appris à différencier les fibres qui apaisent et celles qui irritent en période sensible.

  • Journal alimentaire quotidien avec 3 indicateurs : douleur, transit, énergie.
  • Priorité aux fibres solubles : flocons d’avoine, compotes, patate douce, banane bien mûre.
  • Protéines digestes : œufs, poisson, volaille, tofu soyeux, avec cuisson à la vapeur ou mijotée.
  • Matières grasses de qualité : huile d’olive, graines de lin moulues, poissons gras riches en oméga‑3.
  • Réduction des ultra-transformés, sucre ajouté et alcool, sources fréquentes d’irritation.

Cette approche n’a rien d’une règle universelle. Elle a fonctionné parce que je l’ai calibrée à mes réponses, avec l’aide d’un professionnel. Avant de pouvoir dire j’ai guéri de la maladie de Crohn dans ma vie, j’ai accepté la patience des essais-erreurs.

Conseils pour une alimentation adaptée

Conseils pour une alimentation adaptée

Le premier réflexe est de personnaliser. Deux personnes avec Crohn ne réagissent pas forcément de la même façon à un aliment. Chercher la perfection fatigue, viser la constance apaise. J’ai adopté des repères simples, surtout en période de poussée : textures souples, saveurs douces, cuisson lente et hydratation régulière.

Je me suis aussi appuyé sur des marqueurs objectifs. Quand mes analyses s’amélioraient et que la calprotectine se normalisait, je savais que je pouvais élargir doucement. Quand la fatigue remontait, je resserrais les choix pendant quelques jours. Cette flexibilité sécurise le quotidien.

  • Misez sur les fibres solubles et limitez temporairement les aliments très fermentescibles en phase sensible.
  • Fractionnez les repas pour réduire la pression digestive et stabiliser la glycémie.
  • Intégrez des protéines maigres et privilégiez une cuisson douce pour ménager la muqueuse.
  • Utilisez des épices anti-inflammatoires bien tolérées, comme le curcuma avec poivre, en petite quantité.
  • Testez les aliments fermentés de façon progressive : yaourt nature, kéfir, miso léger.
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Recettes bénéfiques

Petit-déjeuner réconfortant : porridge d’avoine au lait végétal, banane écrasée, cannelle et graines de chia moulues. Texture douce et apport en fibres solubles, idéal quand l’intestin est sensible.

Déjeuner simple : filet de colin vapeur, purée de patate douce et carottes, filet d’huile d’olive. Assiette très digeste, riche en micronutriments, qui cale sans alourdir.

Bol de récupération : riz rond bien cuit, tofu soyeux sauté au gingembre doux, courgettes fondantes. Un combo qui apporte protéines, glucides faciles et légumes tendres.

En-cas malin : compote de pommes sans sucres ajoutés avec une cuillère de purée d’amande blanche. Calme les fringales et reste confortable pour l’intestin.

Témoignages d’autres guérisons

Dans de nombreux témoignages, dire j’ai guéri de la maladie de Crohn signifie surtout avoir atteint une rémission prolongée, avec des marqueurs inflammatoires contrôlés et un quotidien redevenu normal. Ce langage reflète un vécu : on se sent enfin « guéri dans la vie », même si la maladie reste une réalité médicale à surveiller.

Clara, 28 ans, a trouvé son équilibre avec une alimentation anti-inflammatoire axée sur le fait-maison, la marche quotidienne et la méditation. Marc, 41 ans, a vu ses symptômes diminuer en adoptant une cuisine méditerranéenne riche en poissons gras et légumes cuits. Aïcha, 35 ans, a traversé une poussée grâce à un protocole nutritionnel encadré, puis a maintenu une rémission par une routine simple et régulière. Des chemins différents, un point commun : la constance.

Ressources et communautés de soutien

Le soutien social change tout. Les associations de patients, les groupes de discussion et les ateliers diététiques offrent des repères concrets et un espace pour poser des questions sans jugement. L’échange d’astuces de cuisine, de retours sur les traitements et de stratégies pour voyager en sécurité m’a aidé à tenir dans la durée.

Un suivi avec un gastroentérologue et, si possible, une diététicienne formée aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin est précieux. L’accompagnement psychologique peut aussi faire une différence face à l’anxiété et à la fatigue mentale. Reconnaître l’ampleur de l’impact psychologique n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une stratégie de soin.

Conclusion et perspectives

Ce que j’appelle aujourd’hui j’ai guéri de la maladie de Crohn, c’est une stabilité entretenue chaque jour. Je garde mes bases : cuisine maison, sommeil à horaires réguliers, mouvement quotidien, gestion du stress. Je connais mes déclencheurs et j’ai un plan en cas d’alerte : resserrer l’alimentation, augmenter l’hydratation, contacter mon médecin si les signaux persistent.

Je ne cherche pas la perfection, je vise la cohérence. Les outils qui m’ont aidé restent simples : un journal, des repas apaisants, des bilans médicaux réguliers et le soutien d’une communauté. Cette combinaison me permet d’avancer sereinement et, surtout, de garder la liberté que j’avais crue perdue au début de la maladie.

Baptiste Morin

Je suis Baptiste Morin, passionné de nutrition et d'alimentation équilibrée. À travers mon blog, je partage des conseils pratiques et des recettes savoureuses pour vous aider à adopter un mode de vie sain et épanouissant. Rejoignez-moi dans cette aventure gourmande !

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